La cuisine grecque repose sur des produits simples et sur une habitude du partage. Elle tire sa force de l'huile d'olive, des légumes de saison et d'une côte étendue. Le repas dure longtemps et se compose de plats posés au centre de la table.
Le modèle alimentaire grec sert de référence aux travaux sur le régime méditerranéen, avec sa large part de légumes et de légumineuses. L'UNESCO a inscrit ce régime sur la liste du patrimoine culturel immatériel, la Grèce comptant parmi les pays porteurs du dossier. Les longs jeûnes orthodoxes ont enrichi le répertoire des plats sans produits animaux.
L'huile d'olive constitue le corps gras principal de la cuisine grecque, utilisée aussi bien crue que pour la cuisson. Le pays figure parmi les principaux producteurs européens et se distingue par une forte proportion d'huile extra vierge. La Crète et le Péloponnèse fournissent des huiles issues de la variété koronéiki.
Les mezze rassemblent une série de petits plats posés ensemble, du tzatzíki au taramosaláta et aux feuilles de vigne farcies, où chacun pioche à volonté. La salade horiátiki, faite de tomates, de concombre, d'olives et de feta, accompagne presque toute la table.
La moussaka superpose aubergines, viande hachée et béchamel au four, tandis que le pastitsio applique le même principe à des pâtes. Le souvláki désigne des brochettes grillées, souvent servies dans une pita, et le gyros une viande cuite sur broche verticale. Les plats de légumes mijotés à l'huile, appelés ladera, tiennent une place tout aussi importante.
La feta bénéficie d'une appellation d'origine protégée européenne depuis 2002 et se fabrique à partir de lait de brebis, additionné au plus de 30 % de lait de chèvre. Le graviéra, le kefalotýri et la mizíthra complètent la gamme, et les poissons se préparent le plus souvent grillés, arrosés d'huile et de citron.
Le baklavá, le kataïfi et le galaktobouréko reposent sur la pâte fine et le sirop, tandis que les loukoumádes se dégustent chauds sous le miel, comme le yaourt égoutté accompagné de noix.
Le vignoble grec redevient exigeant depuis les années quatre-vingt-dix, avec des cépages comme l'assyrtiko de Santorin, le xinómavro de Macédoine et l'agiorgítiko de Némée. La retsína, vin résiné, se boit très frais. L'ouzo, anisé qui se trouble à l'eau, et le tsípouro, eau-de-vie de marc, accompagnent les mezze.
Le frappé, café instantané battu avec de la glace, apparaît à Thessalonique en 1957 lors d'une foire internationale et devient une institution. Le freddo espresso l'a supplanté chez les jeunes générations, tandis que le café grec, préparé dans un petit récipient de cuivre, subsiste dans les cafés traditionnels.