La Grèce est une république parlementaire depuis le référendum de décembre 1974, qui a écarté la monarchie après 7 années de dictature militaire. Le régime combine un exécutif dirigé par le Premier ministre, un Parlement unique et un contrôle juridictionnel confié à des cours suprêmes distinctes.
La Constitution en vigueur date du 9 juin 1975. Elle a été révisée en 1986, en 2001, en 2008 et en 2019. La révision de 1986 a réduit les pouvoirs du chef de l'Etat, celle de 2001 a créé plusieurs autorités indépendantes et celle de 2019 a supprimé la dissolution automatique du Parlement en cas d'échec de l'élection présidentielle.
Le président est élu par les députés pour cinq ans, renouvelable une fois. Sa fonction demeure essentiellement représentative, puisqu'il promulgue les lois, nomme le Premier ministre issu de la majorité et représente le pays à l'étranger. Konstantinos Tasoulas, ancien président du Parlement, a été élu le 12 février 2025 et est entré en fonction le 13 mars 2025, succédant à Katerina Sakellaropoulou.
Le Parlement compte 300 sièges pourvus pour quatre ans. Le mode de scrutin proportionnel renforcé attribue une prime en sièges au parti arrivé en tête, ce qui facilite la formation de majorités. L'assemblée vote les lois, le budget et la confiance au gouvernement, et elle peut lever l'immunité des ministres.
Le Premier ministre dirige l'action gouvernementale et propose la nomination des ministres. Kyriakos Mitsotakis, président de Nouvelle Démocratie, occupe cette fonction depuis juillet 2019 et a été reconduit après les élections de juin 2023.
Le Conseil d'Etat juge la légalité des actes administratifs et se prononce sur la constitutionnalité des lois dans son domaine. La Cour de cassation traite les affaires civiles et pénales, et la Cour des comptes contrôle les finances publiques. La Grèce ne dispose pas d'une cour constitutionnelle unique, chaque juridiction pouvant écarter une loi contraire à la Constitution.
Le territoire se divise en 13 régions administratives et en plus de 300 municipalités, dont les conseils sont élus au suffrage direct. Les régions gèrent l'aménagement, les transports et une partie du développement économique, tandis que l'Etat conserve des compétences étendues.
La péninsule du Mont Athos forme une communauté monastique autonome reconnue par la Constitution. Ses 20 monastères s'administrent eux mêmes sous la juridiction spirituelle du patriarcat oecuménique, un gouverneur nommé par l'Etat y représente la République et l'accès demeure interdit aux femmes.