Les armoiries de la République hellénique constituent l'emblème officiel de l'Etat grec. Leur composition reste volontairement sobre et reprend le motif central du drapeau national, sans couronne ni figure héraldique héritée de la monarchie.
L'écu porte une croix blanche sur un fond bleu, décrite en langage héraldique comme d'azur à la croix d'argent. Deux rameaux de laurier entourent l'écu et se rejoignent à sa base. La réglementation fixe la hauteur de l'écu à un huitième de plus que sa largeur, mais elle ne précise pas la couleur des rameaux, représentés tantôt en vert naturel, tantôt en or, tantôt en monochrome.
L'emblème actuel a été institué par la loi 48 du 7 juin 1975, quelques mois après le référendum qui a mis fin à la monarchie et rétabli la République. Le dessin est dû à l'artiste Kostas Grammatopoulos, qui l'avait préparé dès 1974. Les armoiries précédentes comportaient une couronne royale et un manteau d'hermine, symboles supprimés à cette occasion.
Le laurier renvoie à la Grèce antique, où la couronne végétale récompensait les vainqueurs des concours sportifs et poétiques. Sa présence associe la République moderne à cet héritage et remplace les attributs dynastiques utilisés avant 1975.
Les armoiries figurent sur les documents administratifs, les passeports, les sceaux des ministères, les uniformes des forces armées et de la police, ainsi que sur les enseignes des ambassades. Une version dorée est réservée à la présidence de la République et aux états majors militaires, tandis que les administrations civiles emploient le plus souvent une version en aplat.
Chaque corps de l'Etat décline l'emblème selon ses propres traditions, ce qui explique les différences de teinte et de dessin observées d'un document à l'autre. Un guide gouvernemental d'identité visuelle publié en 2010 a normalisé les couleurs et les proportions pour l'ensemble des ministères, sans supprimer entièrement ces variantes anciennes.
Les armoiries et le drapeau partagent le même motif de croix, mais leur usage diffère. Le drapeau signale la souveraineté sur un lieu ou un navire, alors que les armoiries authentifient un acte, un document ou une fonction publique.